Mes meilleures trouvailles antiquaires, friperies et brocantes – Demande à ta Grand-Mère #8

Parce qu’il y a les vêtements, mais pas seulement ! Quand on aime l’ancien, forcément il y a aussi les objets. J’en ai plein la maison, et je voulais vous montrer quelques uns de mes préférés, que ce soit des trouvailles récentes ou des objets que j’ai depuis longtemps.

♥♥♥ Suivez moi sur mes différents réseaux sociaux :

YOUTUBE | http://www.youtube.com/alphonsinevintage

INSTAGRAM | https://www.instagram.com/alphonsinevintage

FACEBOOK | https://www.facebook.com/alphonsineboutique

 

Vous vous en doutez bien j’adore chiner des vêtements, mais pas seulement. J’aime depuis très longtemps tout ce qui est ancien, alors forcément j’ai aussi une collection d’objets que j’ai faite au fil du temps.

Je voulais vous montrer des trouvailles vintage, voir carrément des antiquités que j’ai chez moi et que j’aime particulièrement.

Des épingles à chapeau

Je suis passionnée des années 40, mais pas seulement. J’aime aussi beaucoup tout ce qui touche à la fin du XIXème et début du XXème siècle, comme par exemple ces 3 magnifiques épingles à chapeau.
C’est mon mari qui me les a offertes et je m’en suis même servie à l’époque où je portais du Lolita et que je portais de grands chapeaux.
Elles sont de style Art nouveau et datent d’entre 1900 et 1910. Elles viennent des Puces de Saint Ouen.

Petite anecdote intéressante, en 1913, le préfet de police Celestin Hennion interdit les épingles à chapeau dans les transports en commun ainsi que dans les théâtres, expositions et tout autres endroits susceptibles d’accueillir des foules compactes à Paris, si elles ne sont pas munies d’un protège pointe.

Si on cherche, on trouve pas mal de faits divers qui incluent des épingles à chapeau, que ce soit des femmes jalouses qui se battent avec, et autre self défense face aux agresseurs de la rue.
L’épingle à chapeau devient l’arme de prédilection des femmes, notamment aux états unis où le gouvernement américain a dû sortir une loi qui limite la longueur des épingles à 23cm sous peine d’amende.

Certains des agresseurs sont morts des suites d’une infection, d’autres ont perdu un œil, et les plus chanceux se sont retrouvés avec des éraflures.

Donc voilà vous êtes prévenus. On pourrait en parler très longtemps des épingles à chapeau.

 

Une robe de soirée de la fin des années 30

Une trouvaille faite totalement au hasard au détour d’une visite chez Emmaüs, je suis tombée sur cette merveille de robe de soirées de la fin des années 30.
J’ai fait quelques recherches sur le tailleur de Mulhouse qui l’a fabriquée, un certain S.Koelblen mais malheureusement je n’ai pu trouver que très peu d’informations.
J’ai donc demandé à ma grand mère de 98 ans pour en savoir plus.
Les allemands sont arrivés en 1939 en Alsace, et lors de la conversion des établissements publics en Kommandantures beaucoup de documents administratifs ont été détruits, les informations sur cette entreprise ont donc probablement disparu à ce moment là.
Quand je trouve un vêtement ancien exceptionnel je me demande toujours à qui il a appartenu. Cette robe n’a jamais été portée. Elle a sûrement du être abandonnée dans le grenier ou la cave de la boutique puis trouvée par quelqu’un ensuite qui l’a donnée à Emmaüs.

13 Octobre 1941 : manifestation nazie place Kléber à Strasbourg

Quand je l’ai achetée il y avait une espèce de petite facture épinglée dedans, avec des mesures qui correspondent aux mensurations de la personne pour qui la robe a été faite. Parce que j’ai remesuré la robe pour être sûre, mais il s’agissait bien de ça.
C’est une chance qu’elle ait été bien conservée, elle n’a aucun trou de mite, il y a juste les fils des sequins qui sont un peu faibles par endroits et qu’il faut que je recouse.

 

Une caméra vidéo de 1953

Alors ça c’est un objet qui a toujours fait partie de ma vie. C’est mon père qui me l’a donnée. Elle a appartenu à mon grand-père paternel, et elle a toujours été chez mes parents et maintenant c’est moi qui en ai la responsabilité. C’est une caméra 8mm dans sa boite d’origine, avec tout ses accessoires.
Elle est d’ailleurs encore en parfait état et prête à fonctionner.

En tout cas c’est un magnifique objet qui trouve une place de choix parmi la petite collection d’appareils photos anciens de mon mari.

 

Une salle de bain de la fin du XIXème siècle

J’ai toujours rêvé d’avoir une salle de bain de style ancien, alors quand on a acheté notre maison c’était sûr qu’il fallait absolument l’avoir.

Comme le style rétro est à la mode on peut facilement trouver la fameuse baignoire à pieds, ils en font une chez Leroy Merlin. J’aurai pu me rabattre dessus, mais j’ai d’abord préféré faire des recherches, pour voir combien coûte une ancienne, quitte à avoir un peu de travaux dessus.

On a trouvé celle là sur leboncoin.

Datée 1886 à l’arrière. Elle se trouvait à Ornans, une petite ville du doubs mais comme on avait une convention à Lyon, on a pu aller la récupérer au retour. Toute une aventure et une logistique pour un objet plutôt encombrant.

Une originale est largement moins chère qu’une reproduction ! Tout dépend de son état bien sur.
En plus, comme elle est en fonte, il y a juste à la poser et elle ne bougera pas, contrairement aux reproductions en fibres légères qu’il faut fixer au sol pour éviter le renversement si on s’appuie dessus.
Le truc c’est qu’il faut en trouver une dont l’émail est en bon état et qu’il n’y a pas besoin de faire réémailler par un professionnel. Par chance celle là était stockée à la cave de sa maison d’origine qui elle datait de 1878.
Elle avait appartenu au patron d’une usine disparue aujourd’hui, une clouterie.

Il faut savoir que la famille ayant achetée la baignoire à l’époque devait être une famille très aisée. La plupart des gens se lavaient dans des bassines en bois ou en fer et avoir l’eau courante dans une maison était chose rare pour la plupart des gens.
Les bassines et autres baignoires n’avaient pas non plus toutes des évacuations comme celle là. Elles étaient mobiles et étaient souvent installées en plein milieu du salon ou de la chambre pour la toilette.

On l’a donc poncée et repeinte en noir et les pieds en blanc.
Avec Julien on adore refaire de vieux objets, c’est gratifiant, et je pense que ça nous fait aimer encore d’avantage nos objets.

Le meuble qu’on a modifié pour en faire le meuble vasque date lui de 1885. Il était resté dans la même famille depuis le début, puis a été vendu sur leboncoin aussi.
Vous savez le traditionnel « mes enfants n’en veulent pas ».
C’est un meuble de toilette avec miroir et ses deux tables de nuit assorties, ce qu’on à fait c’est percer le marbre et d’y ajouter les deux vasques à poser et les robinets.
Parce que le vintage c’est bien, mais se laver au pichet, très peu pour moi.

Je sais que ça fait très masculin comme style, mais c’est totalement voulu, c’est une référence au personnage de Dorian Gray que j’aime beaucoup.

 

Un petit miroir des années 40

Encore une trouvaille faite totalement par hasard.
Un petit miroir de maquillage des années 40. Il est en porcelaine, et j’aime beaucoup les petites coupelles sur le bas. Qui servaient à mettre des produits comme du mascara cake solide ou tout simplement y poser des petits objets.
Je l’ai trouvé chez Emmaüs. J’ai hésité à le prendre au départ parce que je ne savais pas trop où le mettre, finalement je lui ai trouvé une belle place d’exposition dans ma salle de bain.

 

Collection de recueils du journal Les Modes

Je pense que c’est l’ensemble d’objets qui m’a coûté le plus cher. Mais c’est vraiment quelque chose de très particulier et exceptionnel, qui est en plus une mine d’informations gigantesque.
Vous voyez cette série de 14 énormes livres ? Ce sont les recueils année par année de tous les numéros du journal « Les Modes », de 1901 à 1914. Des dizaines de milliers de photos de mode, d’articles et de publicités. Si vous lisez tout ça vous serez totalement incollable sur la mode élégante de l’époque. On peut même y trouver des noms qui nous sont connus comme Gabrielle Chanel, Jeanne Lanvin, Jeanne Paquin, ou Jeanne Margaine-Lacroix…
A croire que pour réussir dans la mode il faut s’appeler Jeanne.

D’ailleurs le nom de ma boutique « Alphonsine », vient de ces livres. C’est le nom d’une créatrice de chapeaux qui y revient assez souvent.

Ces livres sont une édition de 1917, je les ais trouvés chez Emmaus et je me demande vraiment comment ils se sont retrouvés là et à qui ils appartenaient.

 

Casque et calot français de la seconde guerre mondiale

Ces deux objets proviennent du grenier de la grand mère de mon mari.
Il s’agit d’un casque Français Adrian de la seconde guerre mondiale, ainsi que d’un calot de l’aviation Française avec l’insigne dite du charognard.
Le casque est un modèle 1915, il à probablement fait la seconde guerre mondiale, mais son insigne est celle de la gendarmerie, ce que montre que le casque à dû être réutilisé après la guerre.
Le calot à l’air ancien à première vue, il correspond à un modèle Français de l’époque, mais lorsqu’on le retourne et observe sa construction, les coutures sont surfilées, et la construction semble approximative et à l’air d’être faite maison.
Le surfilage indique qu’il a été fait après les années 60. Ça fait partie des choses à savoir pour dater un vêtement.

Comme ces deux pièces sont de la même taille on peut penser qu’ils ont appartenu au même soldat. Peut être que le calot a été refait pour des commémorations ?
Comme ils étaient déjà dans la maison lorsque les grands parents de mon mari l’ont acheté, nous n’en saurons pas plus, mais quoi qu’il en soit, ce sont de jolies pièces pour notre collection.

 

Jupe et débardeur Belle Epoque

Bon c’est pas Paquin, Lanvin ni Margaine Lacroix, mais j’ai fait l’acquisition de cette superbe surjupe de 1900-1910 aux puces de Saint Ouen.
Oui j’aime beaucoup aller aux puces de Saint Ouen, j’y ai trouvé pas mal de choses, lunettes, boutons de manchette… J’y vais toujours quand j’ai des conventions sur Paris.
Elle se porte avec une autre jupe en dessous, voir même plusieurs. J’ai vu ça dans les livres de mode. Je pensais d’abord qu’elle a appartenu à une petite personne et que l’arrière était une traîne, mais non. Sinon elle aurait des traces d’usure mais c’est pas le cas.
C’est une de mes premières pièces de collection, ça fait vraiment très longtemps que j’ai cette jupe.
Le petit haut qui va bien avec, c’est un sous vêtement de la même époque qui se mettait sous les corsets. Ça par contre celui là, c’est une voisine qui me l’a donné, un héritage familial, avec les initiales de la personne dessus et ses petits boutons en nacre.

 

Des pièces de lingerie des années 40-50

Et voilà pour finir, des petites trouvailles sur lesquelles on tombe totalement par hasard dans des tas de vêtements en brocante.
A force, mes yeux détectent facilement le fameux rose-pêche de la lingerie des années 40-50, et voilà de beaux exemples.
Le porte jarretelles est parfaitement à ma taille et je m’en sers. Par contre malheureusement le soutien gorge n’est pas du tout à ma taille, c’est du 105 B/C. Il est vraiment très très beau et je réfléchis à une manière de faire pour réduire la taille du dos et le transformer en 90, mais je sais pas encore pour le moment.
Là j’ai mis une pince dans le dos pour vous le montrer.
J’ai pas mal d’autres pièces de lingerie vintage, porte jarretelles, culottes… J’aime bien en rechercher.

Comme vous avez pu le voir j’ai des objets très différents. Plus ou moins anciens, décoratifs ou usuels, et vous n’en avez vu qu’une petite partie.

Ce qui me tient à cœur ce n’est pas de les posséder, mais de savoir que je continue de leur donner une utilité et qu’ils seront encore là demain.
Je ne peux que vous encourager à faire la même chose, et si des objets vous tombent sous la main et que vous ne souhaitez pas les garder, donnez les, vendez les, mais dites vous qu’il y aura toujours des gens intéressés.
Le plus important c’est de ne pas laisser tout ça finir à la poubelle !

Je vous invite à regarder la vidéo pour voir tous ces objets de plus près !


Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.